L'expansion des Etats-Unis
 
Le grand rêve américain
Les westerns
L'expansion des Etats-Unis
La réaction des Indiens
La création des états
Les Crow ou Absarooka
Les Cheyennes
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Les Amish

 

L'expansion des Etats-Unis

Le second tiers du 19ème siècle a porté avec lui les premières migrations. Majoritairement, il s'agissait de mineurs (vers la Californie ou le Montana, où on avait découvert de l'or) ou des colons (vers Oregon, y compris l'actuel état de Washington, avec des terres riches pour l'agriculture). Excepté dans le cas de ceux qui se dirigeaient vers le Montana, on a pu observé que la plupart des caravanes voyaient ces territoires comme un simple lieu de passage. Ils se limitaient à chasser tout ce qui leur était possible. Mais le nombre de caravanes était tellement élevé, que très tôt, cela a affecté les tribus. D'abord, en diminuant la quantité de nourriture pour la chasse, spécialement de bisons et ensuite, le contact avec ces gens a provoqué un grand nombre de maladies qui ont signifié la fin de tribus complètes (avant qu'on ne tire le premier coup de feu).

Les Indiens étaient des populations, comme le reste d'indigènes du continent américain, qui avaient un nombre très faible de maladies infectieuses. Leur système immunitaire était, par conséquent, peu préparé à résister aux maladies des blancs. Le déplacement des caravanes a produit de véritables épidémies qui laissaient sans force beaucoup de groupes tribaux. Si en outre, leur chasse diminuant, cette faiblesse les laissait sans défense face à l'arrivée des troupes des Etats-Unis. Il est nécessaire de tenir compte de ces faits pour comprendre l'avance rapide de la "civilisation" : des territoires qui étaient inconnus au début du 19ème siècle ont été totalement dominés vers le milieu de siècle (en exceptant les terres des tribus les plus belligérantes, comme les Lakota).

Les mineurs quant à eux ont eu un rôle important dans le processus de colonisation. Nous pourrions dire qu'ils ont agi comme "débrouissalleurs". Il s'agissait de gens de différentes nationalités, souvent hors ou à la limite de la loi, et qui pour l'éviter et en même temps faire fortune, examinèrent ces territoires. Ils ne possédaient pas d'autre norme que le bénéfice individuel et immédiat. Ils ne maintenaient aucun type de relation avec les Indiens et s'ils avaient un certain contact avec eux c'était plus ou moins violent.

Dans la seconde moitié du 19 ème siècle, c'est le rôle de l'armée des Etats-Unis qui prédominera. On devait protéger les caravanes et les mineurs des attaques des Indiens (faibles). Mais surtout, il était nécessaire de faire régner la loi dans ces nouveaux territoires qui peu à peu s'annexaient aux Etats-Unis. Cela impliquait, entre autres, la délimitation de réserves pour les Indiens (de leur point de vue, on les protégeait du côté négatif et mauvais de la civilisation, parce qu'on considérait que les Indiens n'étaient pas préparés pour l'affronter) et le contrôle du territoire pour l'ouvrir à la colonisation. Il est a noté que, à l'encontre de ce que l'on croit généralement, l'armée n'a pas eu tant un rôle de protection des colons face aux "sauvages", mais plus de préparation devant la future arrivée de colons. C'est dans les territoires contrôlés par les Lakotas et les Cheyennes, qu'il y a eu en effet des confrontations militaires et où les limitations de l'armée américaine sont devenues évidentes. Celle-ci était formée par des gens peu préparés militairement, d'origines très diverses, qui ne parlaient presque pas Anglais et, qui, en général, étaient peu motivés. Ceci a fait que les luttes avec les Indiens ont causés beaucoup de défaites pour l'armée américaine, qui si elle s'est imposée, fut, par sa supériorité numérique et technique, et par la reddition des Indiens, incapables de survivre dans un monde sans bison et avec des épidémies constantes.

Le train fut le dernier coup dur. Sa construction a supposé avant tout l'annihilation des grands troupeaux de bisons, base de l'alimentation des Indiens. D'autre part, cela a établi une voie rapide de connexion entre côte et côte : le centre du pays, théoriquement le territoire moins intéressant pour les Etats-Unis et, à la fois, le plus hostile, était entouré et préparé pour sa colonisation. Le train est le symbole de la civilisation et de la construction du pays et, aussi (par le biais de personnages comme Buffalo Bill), du contrôle de la nature sauvage.